SAMEDI 21 OCTOBRE A 20H
A l’Eglise d’Arc-et-Senans

Méditation Musicale sur la Vie et la Mort
d’après l’Oraison Funèbre d’Henriette d’Angleterre
Jacques Begnine Bossuet ( 1670)

Gérard Kurkdjian : Conception- Récitant
Jonathan Dunford  : Direction musicale – Viole de Gambe
( Musiques de Marin Marais – Sainte Colombe, Dubuisson, Hotman….)


Homme d’Eglise, prédicateur et écrivain, Jacques Bégnine Bossuet est l’une des plus grands figures religieuses du Grand Siècle, le siècle de Louis XIV. Proche de la cour, il prononça les oraisons funèbres des grands de son temps. Méditations sur la vie et sur la mort, d’une profondeur et d’une densité remarquables, ces oraisons funèbres, qui sont parfois portées par un souffle véritablement mystique, sont un des monuments de la spiritualité universelle. Elles portent aussi le sceau d’un style littéraire d’une beauté exceptionnelle, l’un des plus beaux fleurons de cet art de l’écriture  du XVII ème siècle français, qui a su allier raffinement et vigueur.
Souffle puissant et inspiré de la parole, qui à travers ce discours ultime, vient conclure le parcours de toute une vie, élans et scansions qui viennent en marquer, telles des ponctuations dramatiques, les temps forts, silence d’éternité qui partout imprime son empreinte muette, et pourtant si présente, au texte, à l’orateur et à son auditoire.
A cette vibrante méditation déclamée, il fallait un écho, une résonance musicale qui permette de la transposer dans l’espace scénique d’une représentation.
Et transformer ainsi l’oraison funèbre, qui relève du rituel sacré, en oraison « musicale ».
C’est la rencontre imaginaire de ces textes avec la musicalité si particulière de la viole de gambe qui a rendu possible cet audacieux pari.
Auquel sont convoqués certains des compositeurs phare de l’instrument et de l’époque, dont les musiques sont si pleines de cette profondeur universelle qu’avait révélé le sublime film d’Alain Corneau, « Tous les Matins du Monde ».
Ainsi mis en miroir, se croisant et se nourrissant de leur beauté respective, texte et viole portent l’oraison funèbre au delà de ses « lieux naturels », églises, cathédrales, basiliques, pour en faire aussi un objet de méditation et de délectation esthétiques, sur cet autre scène rituelle qui est celle de la représentation.
Parmi les neufs oraisons funèbres que prononça Jacques Bégnine Bossuet, celle dédiée à la Princesse Henriette d’Angleterre, princesse de sang royal, fille du Roi d’Angleterre Charles 1er et de la Reine Henriette de France,  est probablement la plus célèbre et la plus émouvante.
C’est cette oraison funèbre qui a été choisie pour cette création, emmenée par Gérard Kurkdjian et Jonathan Dunford, l’un des plus éminents joueurs de viole de gambe actuel.

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